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Rétablir le lien à la Terre-Mère

 

" La terre est notre mère à tous. Non seulement elle est vivante, dotée d'une âme, d'une intelligence, d'une sensibilité, mais elle unit également tous les êtres qu'elle porte en son sein par un lien magique".      Par Frantz AMATHY 

 

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S'ancrer à la "Terre-Mère", s'enraciner davantage afin de pouvoir vivre pleinement son incarnation est une problématique fréquente au cœur de la spiritualité actuelle. En effet, combien de chercheurs de vérité ressentent leur faiblesse à ce niveau… Combien de pèlerins de la Lumière comprennent que pour accomplir leur potentiel de vie ou, tout simplement, pour jouir d'un équilibre émotionnel, énergétique, physique durables, ils devront trouver le moyen de "toucher terre". Renouer et entretenir ce lien donc est une véritable nécessité, une science que chacun devrait connaître et maîtriser.

 

Ce qui faisait autrefois partie des connaissances innées, de l'héritage naturel de l'humanité a peu à peu disparu de nos cultures. A notre époque, récupérer les bases solides que possédaient naturellement nos ancêtres et les peuples premiers, rétablir individuellement le lien à la Terre-Mère – qui nous porte et ouvre tous les chemins – n'est pas toujours chose aisée. Cela doit être fait en pleine conscience, ce qui en augmente la valeur. Toutefois, pour recevoir toute la profondeur de ces pratiques ancestrales liées à différentes traditions – pratiques qui visent à renforcer le lien vivant avec la Terre – il est nécessaire de comprendre ce qui dans notre propre civilisation, affaiblit cet ancrage.

 

Pourquoi sommes-nous de plus en plus coupés de la Terre-Mère ?

 

Vivre dans les grandes villes, arpenter matin et soir les couloirs du métro, évoluer dans un univers d'acier et de béton ne donne pas forcément à l'homme les meilleures conditions pour être stable et ancré dans l'existence. En effet, ne vous est-il jamais arrivé d'avoir "la tête qui tourne" ou de vous sentir "à côté de vos pompes", ou encore d'avoir "un coup de pompe" après avoir déambulé sous la lumière des néons des grands magasins, des galeries commerciales, des bureaux d'entreprise ?

 

C'est un refus instinctif de cet environnement qui tire la sonnette d'alarme parce que l'on nous vole notre énergie, nous sommes coupés de la Terre et de ces courants bénéfiques et emprisonnés dans un univers mécanique et disharmonieux – tant sur le plan physique que subtil – en bref, nous sommes déconnectés de la réalité, de la vie véritable. Alors les matérialistes mettent tout en œuvre pour réussir leur vie matérielle ou rêvent d'une retraite dorée ou s'acharnent dans les jeux de hasard comme le loto…

 

Ceux qui sont portés vers la spiritualité auront plutôt tendance à rêver d'une vie meilleure au-delà des limitations du corps, à une existence dans d'autres mondes et à fuir la réalité concrète ou espèrent que des extra-terrestres dotés d'une technologie supérieure débarqueront pour régler nos problèmes. Cette tendance entre d'ailleurs de plus en plus dans les sphères de la spiritualité actuelle et offre à l'individu, fatigué d'évoluer dans un environnement sans âmes, une alternative plus colorée. Elle lui offre une échappatoire en le connectant à des dimensions parallèles et à des univers fascinants, attirants, déracinés de la réalité objective. La place de l'être humain est-elle réellement dans ces mondes éthérés ? Par de telles pratiques ne se trouve-t-il progressivement conduit dans un labyrinthe qui le coupe de plus en plus de sa véritable nature ?

 

Quoi qu'il en soit, ces deux types de réactions contribuent à éloigner davantage l'être humain de la terre et de la stabilité dans sa vie.

 

Qu'en disent les traditions spirituelles ?

 

A la lumière des différentes traditions spirituelles présentes sur les cinq continents, on constate que l'homme n'est pas destiné à vivre uniquement dans le plan physique, cela est certain. Il n'est pas non plus conçu pour planer dans les hauteurs inaccessibles de l'esprit, à mille lieux de la réalité concrète.  De l'une ou l'autre de ces deux tendances découle un déséquilibre. La vocation première de l'âme en incarnation, consiste plutôt à unir le ciel et la terre, à devenir le trait d'union entre les deux pôles de la création, entre le monde manifesté et le monde des origines. C'est notion transparaissent nettement dans les écrits Taoïstes ou dans le Zohar, par exemple.

 

Mais pour que l'homme ou la femme en question puisse accomplir cette mission, il ou elle doit être suffisamment relié(e) à la Terre-Mère. Il faut savoir qu'en règle générale, cet ancrage dépend beaucoup de notre manière de considérer cette planète qui nous porte, cet être sur lequel nous marchons, dont nous respirons l'émanation atmosphérique et l'aura subtile, car nous construisons notre vie et nos relations avec les mondes visibles et invisible par le regard que nous posons sur les choses, par notre manière de penser et de considérer ce qui nous entoure. En ce qui concerne la Terre, comment pourrions-nous nous relier énergétiquement à un être à qui nous n'accordons aucune importance, aucun regard, aucune attention aimante ?

 

La Terre & les Aborigènes d'Australie.

 

Pour ce peuple très ancien, dont l'existence remontrait à plus de 40 000 ans, la Terre est notre mère à tous. Non seulement elle est vivante, dotée d'une âme, d'une intelligence, d'une sensibilité, mais elle unit également tous les êtres qu'elle porte en son sein par un lien magique. Dans cette vision, les êtres humains, les pierres, les plantes, les animaux constituent une même famille et se doivent un respect et une considération mutuels. Pour les Aborigènes, la terre n'appartient à personne. En revanche, eux-mêmes appartiennent à la terre et font partie d'elle. Ainsi, la blesser équivaut à les blesser dans leur propre chaire, et les chasser des territoires sur lesquels ils vivent revient à leur voler leur identité profonde. Leurs chants, leurs danses, leurs rituels, leurs instruments de musique sacrés, tels le Didjeridoo, sont une manière de communiquer avec leur Mère et avec tous les esprits de la nature. Leur lien à le Terre est naturel car, en marchant pieds nus, ils sont en contact permanents avec elle par la plante des pieds. Ils la maintiennent également présente dans leur conscience au travers de leurs multiples activités quotidiennes.

 

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" La Terre n'appartient pas à l'homme,

c'est l'homme qui appartient à la Terre "

 

 

La Terre chez les Amérindiens.

 

De manière étonnante, on retrouve chez les Amérindiens la même notion de base que chez les Aborigènes : "La Terre n'appartient pas à l'homme, c'est l'homme qui appartient à la Terre". Pour ce peuple animiste, tout est vivant, tout est doué d'une âme. A l'instar des Aborigènes, ils considèrent que la Terre qui les porte est leur Mère et qu'elle mérite leur attention, leurs offrandes, leurs chants, leurs danses sacrées. Dans cette culture, le tambour est l'instrument privilégier de communication avec la Terre-Mère et possède une fonction équivalente à celle du Didjeridoo australien.

 

La science de "la Roue de la Médecine" est leur façon de se reconnecter à leur environnement globale, visible et invisible. Il s'agit d'une figure géométrique tracée sur le sol à partir d'éléments naturels, d'un cercle magique contenant les quatre points cardinaux, les quatre points d'ancrage sur lesquels repose tout la Manifestation. Par cette "Rour de Médecine", les Indiens s'Amérique se relient à le Terre-Mère, mais également à leur propre centre intérieur, à leur plein potentiel.

 

La vision des Celtes.

 

Pour les Celtes, comme pour l'ensemble des peuples premiers, la Terre est un organisme vivant. Elle est la Grande Mère d'où procède toute vie. Nous marchons sur son corps et celui-ci est nourri par tout un réseau d'artères, de veines, cachées sous la surface. Ce réseau invisible pour l'œil de chair – que les géobiologues connaissent bien – génère les courants telluriques. Cet ensemble forme un canevas énergétique puissant et impalpable nommé : "La Wouivre". Ce terme signifie : "Le Serpent". Il s'agit là d'un être sacré qui unit les forces souterraines aux grands courants célestes, dont la représentation est un grand serpent ailé. On en retrouve d'ailleurs une évocation similaire en Chine, sous la forme du dragon ailé, ainsi que chez les Aztèques, sous la forme du "Serpent à plumes Quetzalcoalt".

 

A partir de cette connaissance, les Celtes savent se relier à celle qu'ils appellent "Dana" (la Mère), dont le nom est l'équivalent de "Gaïa" appellation plus connue des spiritualiste de notre temps.

 

Se trouver sur l'un des points névralgiques de "la Wouivre" permet au corps de se régénérer et de retrouver la vitalité. C'est à de tels endroits, sur ces "centres d'énergie" naissant de la rencontre de plusieurs artères de la Wouivre, que les Celtes ont bâti des lieux sacrés. Dans cette tradition, ces lieux sont signalés – quelle que soit leur importance – par un menhir ou une statue sacrée. Les vierges noires, par exemple, indiques les plus important carrefours de la Wouivre. Ainsi, les menhirs et les madones noires étaient autrefois réputés pour leurs dons de guérison et de fécondité. Leur rôle était d'attirer, de condenser, d'amplifier les influences bénéfiques de la Terre et du cosmos. L'individu qui se place aujourd'hui à de tels endroits, dans une ouverture intérieure suffisante, intensifiera son lien avec la Terre-Mère et pourra rééquilibrer sa structure énergétique.

 

Une culture déracinée.

 

Un grand nombre de maladies actuelles, de troubles psychiques et de fragilité du système nerveux proviennent de cette séparation de l'homme d'avec la Terre qui le porte. Les centres énergétiques ne sont plus suffisamment nourris, le chakra racine ne peut plus apporter aux individus la joie, la confiance en eux-mêmes et en la vie, d'où les peurs et les déséquilibres de plus en plus grandissants. Cette situation freine considérablement l'être humain sur le chemin de son âme.

 

Par exemple : dans notre civilisation, nous portons en permanence des chaussures, jusqu'à ne plus avoir conscience du sol sur lequel nous marchons… Nous construisons des lieux de vie dans lesquels la végétation est rare, voir totalement absente… Nous considérons la planète comme un simple morceau de terre suspendu dans l'espace, sans âme, sans intelligence et jamais nous ne pensons à nous relier consciemment à elle, à son amour… À contrepied des peuples premiers, nous déclarons que la Terre nous appartient, qu'elle est juste un objet à notre service et nous nous accaparons le moindre mettre carré de son corps sans jamais lui demander son avis. À la lumière de ces propos, il est aisé de comprendre pourquoi tant de gens se sentent déracinés, sans ancrage. La Terre n'abandonne pas l'homme, mais c'est l'homme lui-même qui abandonne sa mère et se conduit comme un enfant ingrat.

 

Le premier pas pour s'ancrer à la Terra-Mère consiste avant tout à changer le regard que l'on pose sur elle et sur la nature. Ce faisant, elle nous répondra. De cela découleront beaucoup de changements positifs dans nos vies.

 

Ensuite, réapprendre à se promener dans la campagne, marcher les pieds nus dans l'herbe, en conscience, lorsque les circonstances le permettent, s'approcher d'une fleur et se laisser toucher par l'harmonie qui s'en dégage, sont de bons moyens de s'approcher de la Mère. Mettre ses pieds dans un ruisseau, se coucher sur la terre, prendre un arbre dans ses bras et lui parler, peuvent être une manière de renouer un contact vivant avec le Terre. Régulièrement dans la journée, il est conseillé de prendre conscience de la Terre qui nous porte, avec la conscience que nous marchons sur un être vivant et aimant.

 

Par Frantz AMATHY

 

 

 
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